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L'église
 
L'Église est placée sous le double vocable de Saint Pierre-ès-Liens et de Saint Renobert. Le vocable Saint Pierre-ès-Liens est ancien. Dans l'inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, l'abbé Jean Marilier fait remarquer que le démembrement d'une possible et vaste paroisse de Vitriarcus (sur le finage de Veuxhaulles) a donné naissance avant le VIIè siècle à plusieurs paroisses placées sous ce même vocable : Veuxhaulles, Gevrolles, Dancevoir, Latrecey et Arbot. Y aurait-il un lien avec ce groupe de localités ?

Le vocable Saint Renobert est plus récent. Evêque de Bayeux au VIIè siècle, Renobert signe au concile de Clichy en 627. Une première translation de son corps a lieu en 846 dans la province de Rouen où on le fêtait le 16 mai. Par crainte des Normands ses reliques, comme beaucoup d'autres, furent à nouveau transférées vers l'intérieur de la France : c'est à Quingey, prieuré de Beaumes-les-Messieurs, non loin de Besançon, qu'elles trouvèrent refuge. Peu à peu d'autres églises obtinrent des morceaux de reliques : Varzy, dans la Nièvre, le prieuré Saint-Vivant de Vergy, par exemple.

Saint Renobert s'est acquis une réputation de protection des troupeaux et des récoltes que l'on bénissait le jour de sa fête, le 24 octobre, autrefois à Faverolles, à Poyans près de Gray, encore aujourd'hui à Romprey (près de Bure-les-Templiers). En 1544 le cardinal Givry, Évêque de Langres, fonda à Brévoines (52) une importante confrérie de Saint-Renobert qui faisait célébrer trois messes hautes les trois premiers lundis de janvier où l'on bénissait les animaux et le saint était fêté solennellement le 17 juin.

Cette église est du XIIIè siècle. La façade est coupée en deux par un contrefort : la tour du clocher en occupe la moitié droite ; dans la moitié gauche, couverte d'un toit en appentis, s'ouvre un petit portail dont le tympan est orné d'une croix décorée de rosaces. Un bandeau de pierre ceinture la façade à la hauteur de ce tympan, un autre ceinture le clocher sous les baies en plein cintre jumelées qui s'ouvrent sur les quatre faces. La tour se termine par une corniche bourguignonne.

On pénètre dans l'église par une curieuse avant-nef de la même largeur que la nef mais divisée latéralement en deux travées voûtées d'ogives très accentuées. L'arc doubleau au centre, les ogives formerets sur les murs gouttereaux retombent vers l'intérieur sur un colonne cylindrique au centre et des demi-colonnes engagées dans les murs par l'intermédiaire de chapiteaux à crochets. La base des colonnes est carrée et ornée de griffes. La travée de droite supporte le clocher. Les arcades ouvrant sur la nef sont dissymétriques.
Les deux travées de nef et la travée de choeur sont semblables : c'est le même voûtement. Les ogives et les arcs formerets retombent sur des pilastres sur lesquels s'appuient les dosserets qui reçoivent les doubleaux. Les angles des pilastres et des dosserets sont chanfreinés. Au fond du choeur, ogives et formerets aboutissent sur des simples culs-de-lampes.
On ne peut rien dire du chevet : le retable à l'intérieur et la sacristie à l'extérieur en masquent le mur. Mais on peut supposer qu'il était percé des trois fenêtres en lancette d'égale dimension que l'on voit à Lucey, structure fréquente dans nos régions, souvent surmonté d'une rose.

Peu de modifications ont affecté cette église au cours des siècles. A la fin du XVIIIè siècle, l'architecte parisien Buron éleva la chapelle de la Vierge et la tourelle extérieure renfermant l'escalier du clocher. Les fenêtres ont été agrandies.

Il convient de signaler les similitudes entre l'église de Faverolles, celle de Lucey et celle de Menesble. Lucey, église-mère, a pu servir de modèle à Faverolles : les travées de la nef et du choeur sont absolument semblables. Mais elle a subi des agrandissements : deux chapelles latérales, celle de la vierge au sud et celle de Saint Renobert au nord et surtout la façade a été reconstruite par Tridon dans les années 1820. Cette église possédait un retable sans doute semblable à celui de Faverolles qui représentait St Hilaire montant au ciel. Au début du XXè siècle, l'abbé Boirin, curé de Lucey, ne trouvant aucune valeur artistique à ce retable le fait démolir. Ceci l'amène à rouvrir les trois fenêtres en lancette éclairant le choeur. Le tabernacle se trouve maintenant dans la chapelle consacrée à Saint Michel qui a succédé à St Renobert. Ce tabernacle et le maître-autel sont exactement semblables à ceux de Faverolles.

Il semble bien qu'à Menesble on ait voulu construire une réplique de ces deux églises. La partie antérieure est la même qu'à Faverolles (la construction en façade permettant l'accès au combles est tardive). Ensuite on a entrepris la nef qui devait comporter deux travées mais on ne voit que le départ de la première ogive.

Le mobilier

L'élément le plus remarquable est le retable. Il représente le thème assez rare du « Ravissement de Saint Pierre ».

Le traitement de la scène est baroque : le saint s'élève dans un nuage qui enveloppe l'entablement monumental soutenu par des colonnes corinthiennes tandis que des angelots volettent tout autour. Ce retable surmonte un autel orné de rinceaux, guirlandes et paniers fleuris.

La porte du tabernacle est sculptée d'un encensoir fumant et les côtés de médaillons représentant Saint Pierre et la Vierge.

Ce décor est dans le style de Berain et date donc de la fin du XVIIè siècle.

On remarquera encore une belle « Éducation de la Vierge » en pierre polychrome de la fin du XVIè siècle, un Saint Roch en bois peint fin XVIIIè siècle, une Sainte Catherine en bois peint fin XVIIIè siècle, un Saint évêque et une autre « Éducation de la Vierge » en bois peint de la fin du XVIIIè siècle. Les fonts baptismaux datent eux du XIXè siècle.
 
   

La paroisse

Sous l'Ancien Régime, Faverolles était une succursale de la paroisse de Lucey. Cette paroisse était au diocèse de Langres, à l'archidiaconé du Lassois et au doyenné de Châtillon.
Faverolles avait eu des seigneurs particuliers, vassaux de l’évêque de Langres. L'un d'eux, Artaud Buirez donna sa seigneurie à la chartreuse de Lugny où il entra comme convers en 1186. Mais la règle interdisant aux Chartreux de posséder des droits seigneuriaux, ceux-ci revendirent la seigneurie à l'évêque en 1187 tout en conservant une exploitation agricole.
 
En 2005, l'intérieur de l'église a entièrement été rénové. A l'occasion de la première célébration dans l'église restaurée, une statue réalisée par un artiste burkinabé a été installée à l'entrée.
 
 
 
 
 

 

 

France 3 Bourgogne à Faverolles
 
TF1 à Faverolles
 
 
 
 
 
 

 
   
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